M’hamid el Ghizlane
La plaine des gazelles
Située aux portes du désert, on y accède
facilement depuis Ouarzazate (aéroport international)
par la route de Zagora, le long de la vallée
du Drâa. 240km séparent Ouarzazate de
M’Hamid.
Il y a une vingtaine d’années M’hamid
el Ghizlane était encore une oasis luxuriante
grâce au Drâa. Aujourd’hui asséché
le fleuve n’alimente plus les cultures. Des
villages ont été envahi par le sable
obligeant leurs habitants à un repli vers M’Hamid.
Le bourg s’est agrandi et compte actuellement
une population de près de 9 000 habitants.
La plupart des maisons sont en pisé (technique
locale traditionnelle à base de terre) permettant
de maintenir une température agréable
à l’intérieur. Ces matériaux
naturels sont idéaux pour un climat saharien,
sec et aride, avec des températures très
élevées en été et froides
la nuit en hiver.
La population est d’origine diverse. Les Berbères
(ou les Amazighs), descendants de l'ancienne région
de Sanhaja, sont enracinés dans la région
depuis plusieurs siècles. Les Arabes des tribus
Maâquil, venues de la Tunisie en 1225 dont 2
importantes, la tribue Aârib et la tribue Beni
Mhamed. Les Draoua dont le nom vient de celui de la
plus importante vallée de la région,
la vallée du Draâ, ce sont les plus anciens
habitants de la région. Les Chorfa apparentés
à la famille du prophète Mohamed et
Les Mourabitines descendants des saints (familles
maraboutiques).
Les principales ressources économiques proviennent
de l’agriculture (palmiers dattiers, céréales,
quelques fruits et légumes), de l’élevage
des chèvres, moutons et dromadaires et du tourisme,
secteur en plein essor. Mhamid El Ghizlane est connu
par ses grandes dunes de sables de l’erg Chegaga
(300m), l'erg Zahar (la dune hurlante) qui offrent
de magnifiques randonnées dans des paysages
grandioses.
Depuis quelques années des festivals viennent
animer et faire connaitre un peu mieux ses régions
reculées, leurs habitants, leurs cultures et
mode de vie traditionnel.
Le festival "Taragalte, Sahara et culture",
dédié à la culture et l’environnement
dans la région de M’hamid El Ghizlane,
avec musique traditionnelle, méharée
dans le désert, projection de films sur le
désert. Ce festival a lieu en général
fin février.
Au mois de mars c’est le «
festival international des nomades » qui
a pour ambition de mettre en valeur la richesse «
naturelle, culturelle et humaine » de la région
du Drâa, ainsi que son « esprit nomade
», et tout en développant son activité
économique. Des poètes, conteurs, musiciens
et chanteurs marocains hassani et amazigh, des Touaregs
et des associations et coopératives se retrouvent
et exposent leurs produits d’artisanat. Aussi
un atelier de fabrication de bijoux, des découvertes
culinaires traditionnelles, des conférences,
des rencontres entre nomades et la possibilité
d’excursions dans le désert.

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